Dépollution de l'eau

C'est dans les années 1990 que la construction de station d'épuration sur le pourtour méditerranéen français a pris son essor, dans une volonté de minimiser l’impact humain sur les milieux. Parmi les projets pionniers, citons en 1992 le lancement du Plan d’Action pour le Littoral Méditerranéen, ou bien la loi sur l’Eau et le schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux la même année. Ces politiques se sont aussi accompagnées de nombreuses études scientifiques sur l’évolution de la qualité des eaux méditerranéennes : chimie des polluants, modalités de dégradation biotiques et abiotiques ou de dispersion, mise en place de réseaux de surveillance. Ces actions ont porté leurs fruits, puisque sur les 25 dernières années, une amélioration notable de la qualité de l’eau sur de nombreux points de suivi a été enregistrée. Malgré ces améliorations, la pollution des eaux méditerranéennes reste un problème majeur qui affecte durablement la santé des écosystèmes.

La dépollution des eaux peut aussi se faire dans une moindre mesure par autoépuration. Ainsi les ripisylves (formations végétales des bords de rivières), de même que le phytoplancton peuvent quelques kilomètres en aval de la source de pollution avoir remédié la source de la pollution, en particulier s’il s’agit de nitrates ou de phosphates d’origine agricole. Cette autoépuration peut être exploitée par l’homme : c’est le cas des stations autoépuratrices, comme celles de Porquerolles ou de Mèze. Les organismes phytoplanctoniques, comme les Diatomées, ou bien des végétaux comme les Joncs, peuvent être utilisés avec efficacité pour l’autoépuration des eaux.


Station d'épuration de Levens, Alpes maritime, Eric Coffinet - Wikimedia commons

Station d'épuration de Levens, Alpes maritime, Eric Coffinet - Wikimedia commons


  • Titre de la photo : Dépollution de l'eau
    Source de la photo : Eric Coffinet (Wikimedia Commons)
    Dépollution de l'eau
    Description de la photo : Station d'épuration de Levens, Alpes maritimes